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L’OPERA DE QUAT’SOUS

de
BERTOLT BRECHT
musique
KURT WEILL
mise en scène
LAURENT FRECHURET
direction musicale
SAMUEL JEAN

L’Opéra de quat’sous est une fête théâtrale, portée par une horde affamée de jeu et de chants. Le Centre dramatique national de Sartrouville convie tous les vivants à habiter ce monument du théâtre !

L’Opéra de quat’sous est l’occasion de jouer avec urgence une comédie pour résister par le plaisir, démonter joyeusement, et en musique, l’absurdité d’un système et la potentielle cruauté humaine. Brecht nous invite à danser sur le volcan, et peut-être, après le spectacle, avec de l’ancien faire du nouveau, échafauder un autre monde. Il y a dans l’œuvre brechtienne une insolence, une liberté, un sens de la contradiction, un refus des clichés, une jubilation, un humour corrosif, une révolte argumentée, qui invitent le spectateur à une véritable fête théâtrale de l’esprit et des sens. Les vingt-trois artistes, comédiens, chanteurs, musiciens incarneront cette humanité désespérément joyeuse.
 

Quand on est dans la merde jusqu’au cou, il ne reste plus qu’à chanter.
SAMUEL BECKETT

Une fête théâtrale parlée-chantée

Un Opéra de quat’sous : le titre même de l’oeuvre est un tonique paradoxe. La grande force poétique et dramatique de Brecht est de regarder le monde avec une distance inventive (« distanciation » ou « effet d’étrangeté » ou « éveil critique » ?) permettant à l’oeuvre de ne pas sombrer dans la « pièce à thèse », le simple portrait d’un monde cruel et sans espoir. L’exploitation de l’homme par l’homme. Cette tragique thématique est l’occasion de jouer avec urgence une comédie pour résister par le plaisir, démonter joyeusement, et en musique, l’absurdité d’un système et la potentielle cruauté humaine...

Brecht nous invite à danser sur le volcan, et peut-être, après le spectacle, avec de l’ancien faire du nouveau, échafauder un autre monde. Il y a dans l’oeuvre brechtienne une insolence, une liberté, un sens de la contradiction, un refus des clichés, une jubilation, un humour corrosif, une révolte argumentée, qui invitent le spectateur à une véritable fête théâtrale de l’esprit et des sens. Sur scène, une ronde, un grand mouvement de la pensée où tout se transforme. Dans cette mêlée poétique se côtoient malfrats,mendiants, prostituées, policiers, autant d’emplois, de rôles interchangeables...

A chaud et à chants !

L’Opéra de quat’sous se fonde sur l’affrontement entre un petit-bourgeois du crime aux grands airs, Mackie-le-Surineur, gentleman serial murder, et un grand-bourgeois de la truanderie, Jonathan Peachum, très respectable chef des mendiants. L’un vit du vol artisanal, l’autre de la charité industrielle. Mais expropriation ou imploration, extorsion physique ou morale, tous deux grapillent les miettes du grand banquet bourgeois – tout en reproduisant l’organisation capitaliste...

Ecoutez le "Coup de Projecteur de la rédaction" de TSFJAZZ
http://www.tsfjazz.com/podcast-detail.php?id=22


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