Benito Cereno

ou Blanc & Noir, la racine du mal
d’après une nouvelle d’
Herman Melville
adaptation et mise en scène
Jaime Lorca

Un cabinet de dentiste, un adolescent atteint d’une maladie rare, une mutinerie d’esclaves sénégalais, un navire espagnol mené au naufrage… Tous ces éléments se croisent, s’entrelacent pour nous embarquer dans un voyage au long cours, à la racine du mal qui ronge deux familles. Passionné d’histoires et de voyages fabuleux, Jaime Lorca ouvre, au moyen de savants mélanges de théâtre et de jeux de marionnettes, les portes d’un univers merveilleux.

Librement adapté de la nouvelle d’Herman Melville, Benito Cereno ou Blanc & Noir, la racine du mal est inspiré d’un fait historique : la mutinerie d’esclaves en 1805 à la hauteur des côtes chiliennes, à l’encontre de Benito Cereno, capitaine du navire qui les conduisait au Pérou. L’histoire se mêle à la fable pour rejoindre notre époque, et le cabinet d’un dentiste qui découvre dans la bouche de son petit-fils une maladie provenant d'une tribu quasiment disparue du centre du Sénégal.
Explorateur d’un théâtre du merveilleux, la poésie scénique de Jaime Lorca fait la part belle à des voyages qui remontent le temps. A travers deux époques, qui parcourent le destin de deux familles, Benito Cereno revisite l’histoire d’hommes, blancs et noirs, en quête d’identité et d’indépendance. Une multitude de personnages habitent ce théâtre foisonnant, où la marionnette devient l’alter ego du comédien dans un mélange de jeu d’acteurs et de manipulations. Tantôt graves, tantôt joyeux, les spectacles de Jaime Lorca s’apparentent à de grands jeux scéniques qui puisent dans les langages et les disciplines artistiques multiples : la bande dessinée, le cinéma, la radio, le rock, la littérature se superposent à une galerie de machines, d’accessoires et d’objets miniatures. Ce nouveau projet francochilien s’inscrit dans la lignée de ses précédents spectacles, Gulliver et L’Héritier.

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