COURTELINE, AMOUR NOIR
> PROMO WEB : 12 € la place
les 6, 7 et 8 mars / vente en ligne uniquement
Sous la loupe de Courteline, l’amour devient férocement sombre. Un lâche et une épouse trop belle, un littérateur minablement mesquin et une petite femme rouée, un couple haineux qui se déchire devant témoin. Voilà les couples des trois petites comédies qu’assemble Jean-Louis Benoit pour nous faire redécouvrir cet auteur de génie. La Peur des coups, La Paix chez soi, Les Boulingrin, trois piécettes étourdissantes et bouffonnes sur la vie à deux dont la vitalité du propos est aussi dévastatrice qu’irrésistible.
« Un acte, un seul acte, voilà ma mesure au théâtre. Que voulez-vous, je n’ai pas d’imagination. » Courteline ne combine pas d’intrigues. Le quiproquo lui est étranger. Il n’a aucune disposition pour la « machine bien faite » à la Labiche ou à la Feydeau, pour citer les plus connus. Ce n’est pas un charpentier. Courteline fait court. Il écrit donc des « saynètes ». Ses sujets ne comportent pas de développement. Il ne complique pas. Si bien que ce fils de vaudevilliste va aller contre la tradition comique du temps et écrire ce qui se situe à l’opposé du vaudeville : la « tranche de vie ». Cruelle, féroce, réaliste, quotidienne. C’est toujours court, une tranche de vie, et c’est souvent cruel et féroce : son auteur veut frapper vite et fort. Il n’a pas le temps. Et Courteline, avec ces trois pièces, excelle à mettre en jeu, avec rapidité et grand mouvement, des rapports hommes-femmes particulièrement vrais, particulièrement sombres, situés bien en dessous du médiocre. Personnages teigneux, sans amour véritable. Toujours proches de la vie ordinaire, de notre propre vie, on se reconnaît chez Courteline. Le miroir qu’il nous tend est si peu déformant. Courteline est un pessimiste, bien entendu. Un pessimiste pourvu d’un don d’observation aussi aigu que celui de Labiche, autre grand pessimiste. Ce pourrait être du Henri Becque, mais cela n’en est pas pour une simple et bonne raison : c’est drôle. Très drôle. La forte intensité comique de ces « saynètes » est terrible, surréelle. JEAN-LOUIS BENOIT
« Du théâtre "vache" pour faire rire. L'âpreté, les cris, les coups, les batailles d'oreillers, le tout montant en puissance jusqu'au final, rien ne manque à cette performance d'acteurs. Les réparties fusent et le public rit. » Le Parisien
« Ces couples affreux, sales et méchants nous font beaucoup rire avec un texte au sens du détail maniaque dans une mise en scène tonique et très convaincante. Mille occasions de rire de la médiocrité, rire pour ne pas pleurer. » La Marseillaise
« Le spectacle est une réussite. Une farce, tout à la fois grotesque et subtile : grotesque, par la médiocrité des personnages, risibles à force d’être mauvais. Subtile, par la richesse des dialogues, par les répliques cinglantes qui fusent à feu nourri, réduisant en bouillie le peu de respect et de dignité des couples représentés. » MarsActu
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production Compagnie de Jean-Louis Benoit




