2011 › 2012
Théâtre

LA TRILOGIE DE FRANCK

La Table du fond / Silence / Le Soir
FRANÇOIS CERVANTES

Il y a deux ans, vous étiez nombreux à désirer retourner sur les bancs de l’école avec François Cervantes. Beaucoup d’inscrits pour peu de places à La Table du fond. Cette saison, le spectacle revient, grandi par les rencontres, prolongé par les échanges et les regards croisés, avec la suite du feuilleton, Silence et Le Soir. Tous à vos pupitres !

Depuis la saison 2006-2007, la compagnie L’Entreprise animée par François Cervantes est un compagnon de route du Théâtre de Sartrouville. La présence de L’Entreprise est à chaque fois un temps fort artistique, de partage et d’émotions. Cette saison, la compagnie pose à nouveau ses bagages à Sartrouville et nous propose de découvrir – pour la première fois sur scène – La Trilogie de Franck qui interroge la confrontation de deux mondes, l’école et le théâtre. Poursuivant son travail de création d’un répertoire contemporain, François Cervantes cherche un langage théâtral qui raconte le monde d’aujourd’hui. Vous pouvez assister à un, ou plusieurs épisodes de la trilogie :

ven 11 mai › 21 h LA TABLE DU FOND / SILENCE
sam 12 mai › 21 h LA TABLE DU FOND / SILENCE
lun 14 mai › 19 h 30 LA TABLE DU FOND / SILENCE
mar 15 mai › 21 h LA TABLE DU FOND / SILENCE
mar 22 mai › 21 h LE SOIR création
mer 23 mai › 21 h LE SOIR
jeu 24 mai › 19 h 30 LE SOIR
ven 25 mai › 19 h 30 LA TRILOGIE DE FRANCK (La Table du fond, Silence, Le Soir)
sam 26 mai › 19 h 30 LA TRILOGIE DE FRANCK (La Table du fond, Silence, Le Soir)

La Trilogie de Franck

François Cervantes a passé l’année scolaire 1996 au fond de la classe de 4eA au collège de Trappes. Avec les élèves, il a suivi les cours, il a observé et il a écrit. Avec eux, il a « retraversé un pays d’enfance, un quartier de l’esprit ». Les deux pièces La Table du fond et Silence sont le fruit de cette expérience. L’une et l’autre jettent le même regard sensible par-dessus l’épaule de ceux qui s’éveillent au monde.

La Table du fond
Une femme, Sylvie Salin, fait irruption dans la salle de classe. Elle estmorte d’inquiétude. Son fils Franck ne rentre plus à lamaison depuis trois jours. Ses professeurs l’ont-ils vu en classe ? Est-il toujours vivant ? Cette femme, délaissée par un mari perpétuellement sur les routes pour ses affaires, ne vit plus que pour son fils, qu’elle élève comme elle peut. Dans la salle 202, elle rencontre le principal, le concierge, les enseignants. Tous sont unanimes, Franck est un très bon élève. «Pire», il est heureux au collège…

Silence
Sylvie Salin retrouve Franck dans un bar, où il dort tous les soirs en sortant du collège. La mère et le fils tentent alors de se reconnaître, de se comprendre…

Le Soir
Troisième volet de ce qui devient une trilogie. C’est la rencontre entre la mère et le père qui rentre après une semaine de travail loin de chez lui, et qui ne sait rien de ce qui s’est passé en son absence. Dans ces trois pièces, François Cervantes s’attache à cerner le rôle de l’école, de l’enseignement, de la famille, de l’art dans la construction de l’homme. Dans le prolongement l’une de l’autre, ces trois pièces s’interrogent et se répondent dans une multitude d’échos.

« Ecriture, propos, trouvailles de mise en scène, jeu des comédiens, tout concourt à rendre crédible cette histoire d’aujourd’hui. Cervantes a bien observé les enseignants. Stephan Pastor les interprète tous avec justesse, sans tomber dans la caricature. Nicole Choukroun nous enthousiasme dans son rôle de femme désarmée, tour à tour émouvante, fragile, naïve, ridicule. » Les Trois Coups

« Rires et larmes, amour et haine, absence et retrouvailles, les deux spectacles mettent en scène un duo de choc. Nicole Choukroun est d’une grande justesse dans l’incarnation de cette maman aimante et perdue… Quant à Stéphan Pastor, encore une fois, bravo ! Mise en scène et scénographie séduisent par leur simplicité inventive. Comme toujours dans les spectacles de L’Entreprise, on est plongé dans un univers de décors allusifs et très concrets en même temps : une salle de classe d’abord, un bar ensuite, l’une devenant l’autre, avec presque rien mais on y est. Le texte est à l’avenant, proche de tous les publics, d’une poésie très contemporaine, qui fait voyager loin… C’est sans doute ça la magie Cervantes. » Zibelin

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