MUSIQUE
jazz
AVRIL 2010
MER 14 › 21h
durée 1h30
«Magie des sons, magie du jeu pianistique, étourdissant, magie des phrases d’une grande intensité, magie de la richesse d’invention, de la spontanéité et de l’émotion. Bref, Ahmad Jamal est un authentique seigneur et magicien du piano.»
Le Monde
Ahmad Jamal
Jamal le Magnifique, l’architecte, le prophète, le prestidigitateur du piano, les qualificatifs les plus élogieux accompagnent le nom d’Ahmad Jamal ! Aux côtés d’Art Tatum ou Nat King Cole, de Lester Young ou Billie Hollyday, de Charlie Parker ou encore de Bud Powell, il a donné le change à tous les dieux du jazz, pour finir par en devenir un lui-même.
Magicien des sons ! Voilà une appellation qui lui va comme un gant. Il faisait déjà rêver Miles Davis qui, faute de pouvoir l’engager, demandait à son pianiste de s’en inspirer. It’s Magic, le thème, un standard, qui donne son titre à son dernier album, ne peut être plus approprié. La magie habite Ahmad Jamal depuis plus d’un demi-siècle. Il y a cinquante ans exactement, quasiment jour pour jour, le pianiste de Pittsburgh accédait au succès avec At The Pershing. Enregistré en direct au Club de Chicago, l’album – avec ses tubes But Not For Me et Poinciana – restera durant 107 semaines au Top 100 des ventes aux Etats-Unis. Tout l’art de Jamal était déjà là : mariage de sobriété et de richesse, ensemble dessiné, structuré, telle une œuvre architecturale. « L’architecte des sons », comme il est aussi connu, est toujours resté fidèle à cette ligne de conduite. Avec le temps, «Ahmad le terrible», pour reprendre le titre d’un hommage du batteur Jack DeJohnette, s’aventure de plus en plus profond dans l’océan des sons.
Avec It’s Magic, Ahmad Jamal, admirateur fervent de Maurice Ravel, écrit l’un des plus beaux chapitres de ce qu’il nomme, avec fierté, «la musique classique américaine».


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