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JEU 30 SEPT > SAM 23 OCT 2010

THEATRE › créationUne trop bruyante solitude traduction Anne-Marie Ducreux-Palenicek / adaptation Laurent Fréchuret / avec Thierry Gibault / assistant à la mise en scène Elya Birman / collaborateur artistique Dorothée Zumstein / scénographie Stéphanie Mathieu / costumes Claire Risterucci / son François Chabrier / lumière Eric Rossi / maquillage et coiffures Françoise Chaumayrac production Théâtre de Sartrouville et des Yvelines–CDN, coproduction Nouveau Théâtre–CDN de Besançon et de Franche-Comté / texte Ed. Pavillons poche-Robert Laffont

La Pyramide avec Philippe Baronnet, Elya Birman, Elizabeth Macocco, Nine de Montal, Rémi Rauzier / répétitrice Eléonore Briganti / assistant à la mise en scène Philippe Baronnet / collaborateur artistique Dorothée Zumstein / scénographie Stéphanie Mathieu / costumes Claire Risterucci / son François Chabrier / lumière Olivier Sand / tango Jorge Rodriguez / maquillage et coiffures Françoise Chaumayrac / sculpture Nathalie Martellaproduction Théâtre de Sartrouville et des Yvelines–CDN, coproduction Centre dramatique régional de Haute-Normandie–Théâtre des Deux Rives, avec la participation de l’ENSATT et le soutien de l’Arcal

durée estimée 2 h40


1ère partie des Dialogues de Sartrouville
> Voir les Dialogues autour du Diptyque du rat

Le Diptyque du rat

Une trop bruyante solitude
de Bohumil Hrabal
& La Pyramide de Copi

mise en scène
Laurent Fréchuret

Bohumil Hrabal et Copi ont tous les deux vécu la dictature et sa censure ; ils se sont alors plongés dans leurs lointains intérieurs d’écrivains pour ouvrir une porte, un espoir. Leurs écrits sont un formidable matériau théâtral, une parole, une proposition de jeu pour continuer aujourd’hui à résister par le plaisir contre les machines à broyer l’humain. L.F.

Un diptyque. Une composition en deux tableaux à la fois sombres et hauts en couleur, réjouissants et effrayants. Une adaptation du roman du grand écrivain tchécoslovaque Bohumil Hrabal. Une pièce de l’argentin Copi. Deux oeuvres contemporaines l’une de l’autre. Deux décors alambics où Hrabal et Copi – et les deux « rats » dont ils ont fait leurs porte-parole – transforment en or pur le plomb du quotidien. Nous commencerons par la cave, située dans les entrailles de Prague. Cave d’où s’élève la voix de Hanta, presseur de vieux papiers, qui racontera sa vie, et trente-cinq années passées à actionner la machine dont il a la charge. Voix prégnante de mille autres voix : celles des amours passées, des amis disparus, mais surtout des poètes morts dont les vers, comme échappés des livres, trouent tels des feux follets l’obscurité de la cave…Après le sous-sol, nous partons en pays inca, explorer la Pyramide que se partagent une reine aveugle, une princesse prête à dévorer sa propre mère, un jésuite malade d’amour – ultimes vestiges d’une civilisation perdue, dont un rat millionnaire vient perturber l’équilibre précaire… Ces deux oeuvres agissent en résonnance l’une avec l’autre. Le pays d’origine des auteurs y est sans doute pour quelque chose. La Tchécoslovaquie communiste d’une part, où l’oeuvre de Hrabal fut souvent censurée. L’Argentine pour Copi l’exilé – laquelle est sur le point, en 1975, de basculer dans la dictature militaire. Tous deux répondent – ou résistent – à l’oppression ou à la simple monotonie de l’existence, au moyen d’une imagination débridée. Opérant, en auteurs alchimistes, d’extraordinaires métamorphoses du réel.