Réservations
01 30 86 77 79
du 10 au 12 mai
Théâtre, place J.-Brel
Le Dernier Chameau
Théâtre
mardi 10 mai à 21h00
mercredi 11 mai à 21h00
jeudi 12 mai à 21h00, 21h00, 21h00
L’incroyable et désopilante galerie de portraits de Fellag.
© M. Gantner 
© M. Gantner
Il a gardé les bretelles et la chemise à pois, mais a laissé son chapeau d’Auguste, la verve du comédien conteur n’a pas besoin de l’accessoire du clown pour nous livrer ses souvenirs d’enfance illuminés par le cinéma. « À Tizi-Ouzou, comme dans tout le reste de l’Algérie, c’était au cinéma que nous faisions notre apprentissage de la vie : Comment se débrouiller pour sortir des situations difficiles ? Comment se venger, faire un nœud de cravate ? Comment réussir un hold-up ?… »
Arlequin au corps délié, Fellag nous raconte les salles de gamins exaltés par la projection d’improbables péplums interrompus par les résultats du match de foot, les émois suscités par Silvana Mangano car « les histoires d’amour de la vie réelle étaient bien plus virtuelles que celles qu’on voyait sur les écrans ». Les évocations du cinéma colonial sont autant de prétextes à bifurcations toutes aussi cocasses, comme la découverte surprenante qu’il fit le jour de l’arrivée des Français dans son village de Kabylie : « Ils sont noirs et musulmans. J’appris plus tard que c’était un régiment de tirailleurs sénégalais. »
Au fil des aventures et mésaventures du gamin toqué de cinéma qui imitait Charlot pour faire rire ses copains, il y a aussi la dualité des cultures, les amis pieds-noirs, les désillusions de la décolonisation, et la chape de plomb qui pèse aujourd’hui sur le peuple algérien. Fellag, humoriste, humaniste, pique d’ironie et de coups de griffes son voyage dans le passé, va et vient entre les deux rives de la Méditerranée et en grattant leurs plaies respectives les réconcilient dans un vaste éclat de rire, seule potion magique apte à tonifier l’intelligence et à la rincer des fantasmes.
de et par Fellag
avec la complicité artistique de Patrick Sommier
coproduction MC93 Bobigny, Astérios productions
Qu'en dit
Paris-Match Notre Arlequin du Maghreb écrit chacun de ses spectacles à la virgule près et bannit la facilité du bon mot. Le public vibre, essuie une larme.
Marianne Fellag est thérapeutique. Fellag est grand. Allez-y, c’est un ordre !