du 4 au 5 janvier
Théâtre, place J.-Brel, durée prévue 1h30
Rufus
joue les fantaisistes
Tous
mercredi 4 janvier à 21h00
jeudi 5 janvier à 21h00
Si léger, si drôle
avec les mots des autres
© I. Vicenti
Le rire est le propre de l’homme et Rufus en est le clown blanc. Une sorte de Buster
Keaton avec la malice, l’élégance légère, la distinction cocasse en plus. C’est un
gentleman du burlesque un rien pince-sans-rire.
Entre deux films – rappelez-vous le papa d’Amélie Poulain – entre deux livres à
écrire et quelques beaux rôles au théâtre, Rufus donne à l’humour ses lettres de
noblesse. Sous les éclats de rire qu’il provoque, il y a l’émotion, la tendresse, la
générosité. « Ce qui me plaît, dit-il, c’est faire rire les gens. Oui, parce que si c’est
mon rôle sur scène, c’est aussi mon métier... en fait c’est ma vie : je suis un ruisseau
sauvage qui dégringole des cimes.»
Le voici dans un genre où ses talents font merveille. Exercice périlleux pourtant,
puisqu’il dérobe à Coluche, Zouc, Devos, Palmade, Muriel Robin et autres fantaisistes
quelques-uns de leurs meilleurs sketches. Il enfile leurs habits de couleurs, dessine
une palette de personnages irrésistibles ou attendrissants, insolents ou cruels. Il leur
donne un brin de poésie, on écoute autrement ces textes, grâce à lui plus cocasses,
plus mordants ou dévastateurs, plus délirants. Il n’imite pas, il réinvente, se glisse dans
les inflexions éberluées de Devos, la gestuelle enfantine de Zouc.
Le voleur d’histoires a gagné son pari. Avec lui, le rire fuse, heureux, léger, intelligent.
sketches de Dick Annegarn, Jean-Marie Bigard, Dany Boon, Michel Colucci, Gérard Darmon, Raymond Devos, Albert Dupontel, Bernard Haller, Marc Jolivet, Thierry Joly, Alex Métayer, Pierre Palmade, Fernand Raynaud, Muriel Robin, Rufus, Jacques Villeret, Zouc
mise en scène Philippe Adrien
avec Rufus
production Polyƒolies