Réservations
01 30 86 77 79
du 17 au 18 mars
Théâtre, place J.-Brel, durée prévue 2 heures
Le Baladin du monde occidental
John Millington Synge / Marc Paquien
Théâtre
vendredi 17 mars à 21h00
samedi 18 mars à 21h00
Un flamboyant plaidoyer du rêve
© M. Del Curto 
© M. Del Curto
Irlandais comme Beckett et Joyce, J. M. Synge (1871-1909) est de ceux qui ont tourné le dos au théâtre du XIXe siècle et ouvert de nouvelles voies à la dramaturgie d’outre-manche. Fourbisseur de langue et de légendes, il taille ses personnages dans ses racines. Mais ses aubergistes, ses rétameurs blasphémateurs, ses ivrognes au parlé dru, tous abreuvés de bière et de brumes, ne cessent de chevaucher les rêves.
Un beau soir débarque dans une auberge, un jeune homme qui prétend avoir tué son père d’un coup de bêche. Les hommes l’admirent et le fêtent comme un héros, les femmes se l’arrachent jusqu’au moment où réapparaît le père qui n’est pas mort. C’est la honte. De revirements en avatars, après avoir manqué d’être pendu haut et court, il ira par les routes, baladin du monde occidental, raconter son histoire.
Sous les saveurs juteuses de la fable populaire, Synge raconte le voyage initiatique d’un très jeune homme qui apprend à devenir un homme et un poète, car le réel n’est viable qu’accompagné de chimères. En somme, un flamboyant plaidoyer du rêve pour lequel Marc Paquien imagine un univers à la Chagall et la magie d’un petit cirque forain où ces baladins d’aujourd’hui que sont la merveilleuse Bulle Ogier, Philippe Duclos, Marc Bodnar, Manuel Mazaudier et toute la troupe, vont ouvrir le retable des monts et merveilles.
Prix de la révélation théâtrale pour sa mise en scène de La Mère de Witkiewicz la saison dernière, Marc Paquien est de la lignée des jeunes artistes grâce à qui le théâtre n’a pas à désespérer de l’avenir.
de John Millington Synge
traduction François Regnault
mise en scène Marc Paquien
avec Marc Bodnar, Agathe Dronne, Philippe Duclos, Nathalie Grenat, Manuel Mazaudier, Bulle Ogier, Anthony Paliotti, Antoine Régent...
coproduction Théâtre national
de Chaillot–Paris, Théâtre Vidy-Lausanne E.T.E., Comédie de Picardie–Amiens,
La Coursive–scène nationale
de La Rochelle, Cie L’Intervention
Qu'en dit
Le Nouvel Observateur Ce théâtre bruit de la rumeur des fêtes, de la lueur des feux… Chaque tableau est juste, bien dessiné. Et puis la veuve Quin a l'abattage élégant de Dominique Reymond, commère de haut vol. Dans ses jupons niche la farouche poésie de Singe.