du 9 au 10 novembre
Théâtre, place J.-Brel
Les Illusions comiques
texte et mise en scène Olivier Py
Théâtre
durée prévue 3h
jeudi 9 novembre à 20h30
vendredi 10 novembre à 20h30
Une leçon de théâtre.
Auteur, metteur en scène, comédien, chanteur, autant de casquettes qu’Olivier Py assume en poète lyrique et iconoclaste. Fou de théâtre comme on est fou d’amour, il puise à toutes les sources pour mieux le mettre en gloire. Ses Illusions comiques n’ont rien à voir avec Corneille si ce n’est les jeux de théâtre et sont en réalité une paraphrase de L’Impromptu de Versailles.
Le modèle de L’Impromptu de Versailles reste de mise : une troupe d’acteurs répète devant les spectateurs les grandeurs et les misères de la cuisine théâtrale. En scène, quatre acteurs et l’auteur, qui jouent leur propre rôle, endossent une multitude de personnages et jonglent avec les masques. Entre farce et théâtre baroque, Plaute et Genet, le poète requis d’être au centre du monde est confronté à toutes sortes d’interlocuteurs plus ou moins exigeants.
Olivier Py convoque ainsi, dans un tohu-bohu haut en couleurs, Dieu et le pape, la mort et sa tante Geneviève, sa mère et Brecht, le marchand de mode et un fanatique, un philosophe et le maire de Paris… Toute une foule par laquelle il met le théâtre à la question.
Dans les allées et venues de leurs personnages, du politique au sacré, les comédiens lèvent le voile sur l’envers du décor et “la cuisine” des répétitions, et les empoignades esthétiques sur le jeu des acteurs cultivent le paradoxe et l’ironie de soi. Derrière le charivari des situations désopilantes et des scènes, derrière les mots d’auteur et les aphorismes faussement naïfs, l’auteur se parodie et se moque de lui-même. Derrière le feu d’artifice comique, Olivier Py clame haut et fort que le théâtre est le lieu où l’on parle le plus justement du monde.

avec Olivier Balazuc, Michel Fau, Philippe Girard, Élizabeth Mazev, Olivier Py et les musiciens Mathieu El Fassi et Pierre-André Weitz
scénographie et costumes Pierre-André Weitz | musique Stéphane Leach | lumière Olivier Py assisté de Bertrand Killy
coproduction Centre dramatique national d’Orléans-Loiret-Centre et le Théâtre du Rond-Point | texte édité par Actes Sud–Papiers