du 13 au 15 décembre 2007
Théâtre, place J.-Brel, durée prévue 1h45
Chants d'adieu
de Oriza Hirata
mise en scène Laurent Gutmann
Théâtre
jeudi 13 décembre à 21h00
vendredi 14 décembre à 21h00
samedi 15 décembre à 21h00
– Les Japonais, quand ils sont embêtés, ils ne le disent pas et ils se mettent à rire.
– Qu’est-ce que tu racontes ?
 
©P Grosbois 

Chants d’adieu est une comédie qui réunit des acteurs français et japonais autour des funérailles d'une Française expatriée au Japon, l'occasion d'une tragi-comique confrontation des cultures, où la sincérité de la douleur n’empêche pas que surgisse une certaine cocasserie.
Marie, jeune enseignante installée au Japon et mariée à un Japonais, est morte brutalement. Sa famille débarque de France pour organiser les funérailles avec la belle-famille. Tous les protagonistes sont unis dans leur souffrance mais ils peinent pourtant à s’entendre. Pour le metteur en scène Laurent Gutmann, « la conversation creuse bien des malentendus. A la confrontation à la mort s’ajoute celle à la culture de l’autre. Le dépaysement est grand, pour les Français comme pour les Japonais. La souffrance face à la mort d’un proche est sans doute le plus petit dénominateur commun de l’humanité, mais nous l’exprimons tous de façons si variées, semble nous dire Oriza Hirata, que, loin de nous unir, cette souffrance nous divise. Nulle noirceur pourtant dans ce constat, tant ces incompréhensions débouchent souvent dans Chants d’adieu sur le rire. Et si c’était par lui, finalement, qu’un dialogue s’amorçait.»

Dans un langage ordinaire, avec une grande économie de moyens, des situations du quotidien, des répliques brèves, sans effet ni volonté d'expliquer ou d'épuiser le réel, Oriza Hirata parvient à faire entendre les questions les plus vastes, révélant les abîmes cachés derrière les silences ou l'apparente banalité de la conversation. La pièce correspond chez cet auteur japonais singulier à un désir profond de confronter avec les moyens du théâtre deux émotions, deux approches de la vie et de la mort, deux humours, deux langues, afin de mieux mettre en jeu ce qui nous lie et ce qui nous sépare.

avec Adrien Cauchetier, Bruno Forget, Reina Kakudate, Annie Mercier, Hiroshi Ota, Yves Pignot, Catherine Vinatier, Kenji Yamauchi
traduction Yutaka Makino | collaboration à la scénographie Aiko Harima | lumières Gilles Gentner | son Madame Miniature | costumes Axel Aust
production Centre dramatique de Thionville–Lorraine, en coproduction avec le Théâtre Setagaya de Tokyo, avec le soutien de la Japan Foundation
texte édité aux Editions Les Solitaires Intempestifs

Qu'en dit
La Terrasse « La représentation repose sur une immédiateté évidente qui plaît tant aux spectateurs familiers du théâtre qu'à ceux qui n'y vont jamais. Une prouesse. »