Le 29 janvier 2008
Théâtre, place J.-Brel, durée prévue 1h40
Semianyki
Teatr Licedei
direction artistique et scénographie Boris Petrushansky
Tous
cirque et humour
dès 6 ans
mardi 29 janvier à 21h00
© Licedei 
© Licedei
Venus de Russie, les artistes clowns-mimes de la compagnie Teatr Licedei parcourent le monde avec des spectacles plus ravagés les uns que les autres où se mêlent folie poétique, rage inventive et humour corrosif. Apprêtez-vous par conséquent à revoir votre jugement sur les clowns !

Une famille frappadingue nous entraîne dans son quotidien mouvementé. Ils sont six à vivre sous un même toit troué : père alcoolique qui menace de partir, mère enceinte qui menace d’accoucher, enfants retors mais très créatifs quand il s’agit de semer la pagaille… La maison est plongée dans un irrémédiable désordre, avec cet art de l’accumulation des vieilles breloques propre aux grands metteurs en scène russes. Tout y passe : collection de têtes de poupées arrachées, linge qui pend, jouets de bois rafistolés, vieille radio qui marche encore, verres de toutes tailles, et une densité de chaises et de tables, de draps et de couettes, qui ressemble plus à une forêt surmontée de nuages qu’au mobilier-literie des pavillons de banlieue. Mais la famille qui vit là vit avec éclats.

Derrière le burlesque « trash », de courts tableaux surréels font naître la poésie. Le tout est formidablement joué et rigoureusement bruité, à la virgule près. Pas un mot : tout est affaire de cohésion des corps, les têtes bougent ensemble, les membres s’affolent, les yeux roulent, et les objets entrent dans une danse démente. Se dessine alors une fable pétrie d’humanité et de sensibilité « à la Russe », une belle histoire qui se passe de mots tant l’expressivité de ces clowns atteint des sommets.
avec Olga Eliseeva, Alexander Gusarov, Marina Makhaeva, Kasyan Ryvkin, Elena Sadkova, Yalia Sergeeva
création collective du Teatr Licedei de Saint-Pétersbourg
production Passaschok, en accord avec André Gintzburger
Qu'en dit
L’Humanité Maîtrise et folie furieuse… des tranches d’impitoyable humour exaspéré, corrosif et infiltré d’images surréalistes.