Dédicace à la douceur féminine, celle des femmes et des mères libanaises en proie à la tragédie de leur pays, ce concert célèbre la rencontre non seulement entre Orient et Occident, mais entre hier et aujourd’hui. Mélange de percussions orientales, d’instruments de la musique médiévale et d’éléments de batterie, l’ensemble charme à la fois par sa légèreté et sa rigueur.
A musique intime, format intime. Après des expériences variées avec différentes formations, Rabih Abou-Khalil lâche une expression de douceur en quartet. Il convie Gevorg Dabaghyan, virtuose de cet instrument arménien par excellence qu’est le duduk, sorte de hautbois façonné dans du bois d’abricotier. Professeur au conservatoire d’Erevan, ce dernier est en outre un spécialiste de la musique médiévale arménienne. Epaulé par le fidèle Michel Godard au serpent et par le percussionniste Jarrod Cagwin, Rabih Abou-Khalil explore, à travers cette confrontation, de nouveaux territoires, empreints d’une profonde nostalgie comme un appel lointain qui résonnerait par-delà les montagnes de l’Arménie.Le programme musical de ce soir est légèrement modifié suite à l’absence du musicien arménien Gevorg Dabaghyan pour raisons de santé. Deux musiciens le remplaceront, pour un concert qui respectera la thématique méditerranéenne initialement prévue.


| Télérama | Un orientalisme feutré, à la mélancolie sublime… |