Le 3 juin 2008
Théâtre, place J.-Brel
Le Rêve et la nuit
valses, lieder,quatuor La Jeune Fille et la mort
de Schubert
direction Graziella Contratto
Classique et opéra
mardi  3 juin à 21h00
© J Tack 
© J Tack
Au programme de ce concert de fin de saison, vous découvrirez trois facettes bien différentes de l’univers de Schubert, avec des valses écrites pour le piano que le grand compositeur russe Edison Denisov a très finement orchestrées, la poésie profonde des Lieder, et le célèbre Quatuor La Jeune Fille et la mort dont Gustav Mahler a réalisé une version pour orchestre à cordes. La volonté de Mahler fut avant tout d’adapter cette oeuvre intime à la taille des salles de concert qui s’étaient considérablement agrandies au cours du XIXe siècle. Il considérait également que cette oeuvre de Schubert pouvait constituer un pont entre la musique de chambre et le domaine symphonique.

Mélange de candeur et de visions sombres, la tonalité d'ensemble du Quatuor La Jeune Fille et la mort est bâtie sur celle d’un lied romantique Der Tod und das Mädchen composé en 1897. Berceuse à la mort accueillante, l’oeuvre parle aussi du fol espoir de vivre et de se révolter contre l’inéluctable. Schubert qui portait profondément en lui cette idée romantique de la mort, pressentant son court trajet terrestre, a écrit sincèrement, pathétiquement, un mini-requiem.

L’Ensemble de Basse-Normandie sera, pour l’occasion, dirigé par Graziella Contratto, qui est à la tête de l’Orchestre des Pays de Savoie depuis 2003 et directrice de la Camera Schweitz depuis 2005.
avec L’Ensemble de Basse-Normandie directeur musical Dominique Debart
en partenariat avec ministère de la Culture et de la Communication, la Région Basse-Normandie, le Conseil général du Calvados, le Conseil général de la Manche et le Conseil général de l’Orne
Qu'en dit
Télérama Lucide sur elle-même, Graziella Contratto se sait dangereusement sensible aux variations émotionnelles qui agitent les musiciens et s’efforce de ménager un équilibre entre leur confort psychologique et la qualité de la musique, entre l’utopie d’une unité orchestrale parfaite et la disparité des motivations individuelles.