Fantasio
Musset en mode punk, ça donne quoi ?
Quand l’univers débridé d’Omar Porras rencontre l’élégance de Laurent Natrella (ancien sociétaire de la Comédie-Française) le chef-d’œuvre de Musset prend une claque monumentale de modernité, aux couleurs pop rock acidulées !
Pourquoi cette fantaisie-là, incarnée par huit comédiens magnétiques et transfigurés ? Pour le miroir qu’elle tend à une jeunesse contemporaine, désabusée et cependant magnifique.
Dans ses habits clinquants mi-punk mi-flashy, Fantasio (Hugo Braillard) ne proclame rien, il avoue son mal de vivre, affichant pourtant sa volonté d’embrasser le monde, jusqu’au pire. Avec toute la créativité pour s’en accommoder.
Et que l’on goûte à l’arrogante exubérance du prince de Mantoue (Pierre Boulben) ou à l’indifférence résignée de la princesse Elsbeth (Loubna Raigneau), cette comédie facétieuse pulse, brille et fait un bien fou.






