Réparer les vivants

d’après le roman de Maylis de Kerangal
version scénique et mise en scène Sylvain Maurice

Deux interprètes portés par l’urgence d’un récit traversé par l’espoir et la vie.

Simon Limbres, un jeune homme de 19 ans, est déclaré en état de mort cérébrale à la suite d’un accident de la route. Ses parents acceptent de faire don de ses organes. On suit alors le parcours de son cœur et les étapes d’une transplantation qui bouleverse de nombreuses existences.

Sylvain Maurice adapte le récit vital et magnifique de Maylis de Kerangal, à travers un dispositif scénique spectaculaire : en déséquilibre sur un tapis roulant, le comédien Vincent Dissez y raconte cette course contre la montre tissée d’histoires intimes et de pratiques cliniques. Il est accompagné en direct à la guitare et au trombone par le musicien Joachim Latarjet. Les deux interprètes deviennent ainsi les maillons d’une chaîne dont on mesure à chaque instant la fragilité et la force.

Espace Pro
Disponible en tournée
Production
Théâtre
1h20
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Distribution

avec Vincent Dissez, Joachim Latarjet

assistanat à la mise en scène Nicolas Laurent
scénographie Éric Soyer
costumes Marie La Rocca
composition originale Joachim Latarjet
lumière Éric Soyer assisté de Gwendal Malard
son Tom Menigault
construction décor Artom Atelier   
régie générale Rémi Rose
régie son Clément Decoster
régie lumière Robin Camus

production Théâtre de Sartrouville et des Yvelines-CDN / © E. Carecchio
© éditions Gallimard / publié par Verticales

EN TOURNÉE

6 novembre / Théâtre de l’Agora, scène nationale d’Évry et de l’Essonne
du 21 novembre au 1er décembre / Théâtre national de Strasbourg
5 décembre / L’Agora / Boulazac

 

Entretien avec SYLVAIN MAURICE

Qu’est-ce qui vous a poussé à porter ce texte à la scène ?
Comme de très nombreux lecteurs, j'ai été bouleversé par ce récit. Une des raisons est certainement sa dimension vitale, vivante et, osons le dire, heureuse. Le projet de Maylis de Kerangal s'inspire d'une phrase de Tchekhov dans Platonov : « Enterrer les morts, réparer les vivants ». Après le deuil vient l'espoir : comment la greffe du cœur de Simon va redonner vie à Claire, qui était sur le point de mourir... Réparer les vivants est un grand livre grâce à son style : une langue magnifique, une narration haletante, des personnages hauts en couleur ; c'est une œuvre très théâtrale du point de vue des émotions et en même temps très précise et très documentée sur le plan scientifique et médical ; c'est aussi une œuvre réaliste et drôle quand l'auteur décrit le monde de l'hôpital. A certains égards, Maylis de Kerangal se fait anthropologue en abordant des questions comme la place de la mort dans nos sociétés, la sacralité du corps, l'éthique en médecine... Dire ce texte au théâtre, l'habiter, le traverser est une évidence. Sa langue musicale, rythmique, toujours portée par l'urgence en fait un texte physique, organique pour les acteurs.

Vous vous emparez d'une écriture romanesque. Comment opérez-vous le passage à la scène ?
Je ne l'adapte pas, je procède juste à une « réduction » du texte pour une représentation d'une heure et quart, qui s'appuie avant tout sur les interprètes. Dans cette « réduction », je mets en exergue les dialogues, sans pour autant abolir le récit.