• Réparer les vivants

    d’après le roman de Maylis de Kerangal
    version scénique et mise en scène Sylvain Maurice

    Une course contre la montre, tissée d’histoires intimes, de pratiques cliniques et de questionnements. Une langue musicale, rythmique portée par l’urgence. Un texte qui palpite de vie.

    Production
    Théâtre
    Petite salle numérotée | 1h20
    • jeu. 4 févr. 16 : 19h30
    • ven. 5 févr. 16 : 20h30
    • sam. 6 févr. 16 : 18h00
    • lun. 8 févr. 16 : 19h30
    • mar. 9 févr. 16 : 20h30
    • jeu. 11 févr. 16 : 19h30
    • ven. 12 févr. 16 : 20h30
    • sam. 13 févr. 16 : 18h00
    • lun. 15 févr. 16 : 19h30
    • mar. 16 févr. 16 : 20h30
    • jeu. 18 févr. 16 : 19h30
    • ven. 19 févr. 16 : 20h30

    Au début, il y a la mer, la vague, la houle que les surfeurs rejoignent au petit matin. Le jour se lève, on croit sortir de la nuit quand on s’y enfonce profondément. Cette vague, elle ne nous lâchera plus, comme la longue et ample écriture de Maylis de Kerangal. Ce roman a fait des vagues depuis sa sortie en 2014 avec 140 000 exemplaires vendus et une dizaine de prix littéraires.

    Pourtant, a priori un sujet grave : la mort d’un jeune homme et les vingt-quatre heures de la transplantation de son cœur dans un autre corps. Un compte à rebours traversé par l’espoir et la vie, traversé d’histoires intimes, celles de personnages hauts en couleur, les parents, les figures du monde médical, passionnées et humaines. Emportés par ce récit grave, vital, magnifique, Vincent Dissez et Joachim Latarjet sont les maillons d’une chaîne, dont Sylvain Maurice nous fait mesurer la fragilité et la force.

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    ENTRETIEN avec SYLVAIN MAURICE

    Comment résumer Réparer les vivants ?
    L'histoire en est très simple : Simon Limbres, un jeune homme de dix-neuf ans, est déclaré en état de mort cérébrale à la suite d'un accident ; ses parents vont accepter de faire don de ses organes. Le récit suit alors le parcours du cœur de Simon et les étapes d'une transplantation qui bouleverse de nombreuses existences.

    Qu’est-ce qui vous a poussé à porter ce texte à la scène ?
    Comme de très nombreux lecteurs, j'ai été bouleversé par ce récit. Une des raisons est certainement sa dimension vitale, vivante et, osons le dire, heureuse. Le projet de Maylis de Kerangal s'inspire d'une phrase de Tchekhov dans Platonov : « Enterrer les morts, réparer les vivants ». Après le deuil vient l'espoir : comment la greffe du cœur de Simon va redonner vie à Claire, qui était sur le point de mourir... Réparer les vivants est un grand livre grâce à son style : une langue magnifique, une narration haletante, des personnages hauts en couleur ; c'est une œuvre très théâtrale du point de vue des émotions et en même temps très précise et très documentée sur le plan scientifique et médical ; c'est aussi une œuvre réaliste et drôle quand l'auteur décrit le monde de l'hôpital. A certains égards, Maylis de Kerangal se fait anthropologue en abordant des questions comme la place de la mort dans nos sociétés, la sacralité du corps, l'éthique en médecine... Dire ce texte au théâtre, l'habiter, le traverser est une évidence. Sa langue musicale, rythmique, toujours portée par l'urgence en fait un texte physique, organique pour les acteurs.

    Vous vous emparez d'une écriture romanesque. Comment opérez-vous le passage à la scène ?
    Je ne l'adapte pas, je procède juste à une « réduction » du texte pour une représentation d'une heure et quart, qui s'appuie avant tout sur les interprètes. Dans cette « réduction », je mets en exergue les dialogues, sans pour autant abolir le récit.

    Quelle forme théâtrale allez-vous mettre en scène ? Quel dispositif scénique avez-vous imaginé ?
    Le parti-pris est simple : on s'adresse au spectateur, on lui raconte cette histoire, dans une grande épure, avec le comédien Vincent Dissez et le musicien Joachim Latarjet. Dans ce spectacle, ce sont les interprètes qui portent la théâtralité : comment passer d'un registre à l'autre, du récit au dialogue, d'un personnage à l’autre, comment être dans l’empathie et la précision ?

    Distribution

    avec Vincent Dissez, Joachim Latarjet
    assistanat à la mise en scène Nicolas Laurent
    scénographie Éric Soyer
    costumes Marie La Rocca
    composition originale Joachim Latarjet
    lumière Éric Soyer assisté de Gwendal Malard
    son Tom Menigault
    construction décor Artom Atelier   
    régie générale Rémi Rose
    régie son Clémént Decoster
    régie lumière Robin Camus
    production Théâtre de Sartrouville et des Yvelines-CDN / © E. Carecchio
    © éditions Gallimard / publié par Verticales

    spectacle créé en résidence au CDN de Sartrouville