• Réparer les vivants

    d’après le roman de Maylis de Kerangal
    version scénique et mise en scène Sylvain Maurice

    Deux interprètes portés par l’urgence d’un récit traversé par l’espoir et la vie.

    Simon Limbres, un jeune homme de 19 ans, est déclaré en état de mort cérébrale à la suite d’un accident de la route. Ses parents acceptent de faire don de ses organes. On suit alors le parcours de son cœur et les étapes d’une transplantation qui bouleverse de nombreuses existences.

    Sylvain Maurice adapte le récit vital et magnifique de Maylis de Kerangal, à travers un dispositif scénique spectaculaire : en déséquilibre sur un tapis roulant, le comédien Vincent Dissez y raconte cette course contre la montre tissée d’histoires intimes et de pratiques cliniques. Il est accompagné en direct à la guitare et au trombone par le musicien Joachim Latarjet. Les deux interprètes deviennent ainsi les maillons d’une chaîne dont on mesure à chaque instant la fragilité et la force.

    Production
    Théâtre
    Grande salle numérotée | 1h20
    • mer. 3 oct. 18 : 20h30
    • jeu. 4 oct. 18 : 19h30
    • ven. 5 oct. 18 : 20h30
    • sam. 6 oct. 18 : 18h00
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    Distribution

    avec Vincent Dissez, Joachim Latarjet

    assistanat à la mise en scène Nicolas Laurent
    scénographie Éric Soyer
    costumes Marie La Rocca
    composition originale Joachim Latarjet
    lumière Éric Soyer assisté de Gwendal Malard
    son Tom Menigault
    construction décor Artom Atelier   
    régie générale Rémi Rose
    régie son Clémént Decoster
    régie lumière Robin Camus

    production Théâtre de Sartrouville et des Yvelines-CDN / © E. Carecchio
    © éditions Gallimard / publié par Verticales

    EN TOURNÉE

    6 novembre / Théâtre de l’Agora, scène nationale d’Évry et de l’Essonne
    du 21 novembre au 1er décembre / Théâtre national de Strasbourg
    5 décembre / L’Agora / Boulazac

     

    Entretien avec SYLVAIN MAURICE

    Qu’est-ce qui vous a poussé à porter ce texte à la scène ?
    Comme de très nombreux lecteurs, j'ai été bouleversé par ce récit. Une des raisons est certainement sa dimension vitale, vivante et, osons le dire, heureuse. Le projet de Maylis de Kerangal s'inspire d'une phrase de Tchekhov dans Platonov : « Enterrer les morts, réparer les vivants ». Après le deuil vient l'espoir : comment la greffe du cœur de Simon va redonner vie à Claire, qui était sur le point de mourir... Réparer les vivants est un grand livre grâce à son style : une langue magnifique, une narration haletante, des personnages hauts en couleur ; c'est une œuvre très théâtrale du point de vue des émotions et en même temps très précise et très documentée sur le plan scientifique et médical ; c'est aussi une œuvre réaliste et drôle quand l'auteur décrit le monde de l'hôpital. A certains égards, Maylis de Kerangal se fait anthropologue en abordant des questions comme la place de la mort dans nos sociétés, la sacralité du corps, l'éthique en médecine... Dire ce texte au théâtre, l'habiter, le traverser est une évidence. Sa langue musicale, rythmique, toujours portée par l'urgence en fait un texte physique, organique pour les acteurs.

    Vous vous emparez d'une écriture romanesque. Comment opérez-vous le passage à la scène ?
    Je ne l'adapte pas, je procède juste à une « réduction » du texte pour une représentation d'une heure et quart, qui s'appuie avant tout sur les interprètes. Dans cette « réduction », je mets en exergue les dialogues, sans pour autant abolir le récit.

    La presse

    « Dissez bascule sans cesse entre récit de vie et récit de mort, dans un équilibre paradoxal bouleversant. » Télérama

    « Avec une guitare électrique et un clavier, Joachim Latarjet fait entendre l'indicible, ce qui ne peut qu'être dit avec le cœur. » Rue du Théâtre

    « Sylvain Maurice signe une adaptation sensible et bouleversante du roman de Maylis de Kerangal. Entre les deux interprètes, la complicité est totale. » La Croix

    « Cet éblouissant spectacle, à la fois sobre et d'une grande fragilité, puissant comme une lame de fond, repose sur un montage incroyablement méticuleux et savant. Il s'efface au bénéfice du beau texte de Maylis de Kerangal, interprété avec une grande sensibilité par un comédien magistral. » Les Trois Coups