At The Still Point Of The Turning World

(Au point de quiétude du monde qui tournoie)
conception Renaud Herbin
en collaboration avec Julie Nioche, Sir Alice, Aïtor Sanz Juanes

À la croisée de la marionnette et de la danse, une exploration du mouvement et des liens invisibles qui nous unissent…

Une danseuse, deux marionnettistes et une musicienne se tiennent en lisière d’une foule de marionnettes à longs fils, stockées dans leurs sacs. C’est l’image d’un temps suspendu : des êtres immobiles en attente d’un devenir. Une marionnette émerge peu à peu de cette communauté compacte pour prendre son envol.

Poursuivant son travail autour de la marionnette à fil, Renaud Herbin s’associe à la danseuse Julie Nioche pour explorer le corps suspendu et le mouvement à sa source. L’espace de la danse prend forme dans la tension entre force de gravité et dynamique aérienne, à la jonction du corps et de la matière. On ne sait plus d’où part l’ondulation, où est la limite entre vivant et inerte, si les corps dansent ou sont dansés…

Espace Pro
Coproduction
Danse Marionnettes
55 min
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Distribution

avec Julie Nioche, Renaud Herbin, Sir Alice, Aïtor Sanz Juanes

espace Mathias Baudry
marionnettes Paulo Duarte avec l’aide de Juliette Desproges
lumière Fanny Bruschi
construction Christian Rachner
régie générale Thomas Fehr

production TJP Centre dramatique national Strasbourg Grand Est / coproduction Maison de la Culture d’Amiens – Pôle européen de création et de production, Théâtre de Sartrouville et des Yvelines–CDN, Théâtre de marionnette de Ljubljana
© Benoit Schupp

 

NOTE D'INTENTION

At The Still Point Of The Turning World prend sa source dans l’image des lieux de stockage des marionnettes à fils. J’ai eu l’occasion d’arpenter notamment le fonds de marionnettes du théâtre de Ljubljana. Là, dorment des centaines d’êtres chargés d'histoires en attente d'un devenir, des forces en suspension, comme assoupies. Bien qu'elles soient sorties de leur contexte de spectacles, répertoriées et stockées dans les meilleures conditions, emballées dans des sacs, elles ne sont pas pour autant mortes. Elles semblent attendre un nouvel élan, une réactivation, prêtes à déployer la force de leur présence. Dans le spectacle, je souhaite moins figurer chacune de ces marionnettes qu’offrir l’image de cette foule des sacs qui les contiennent. Cette installation constitue un décor, un environnement où évolueront les corps « géants » des interprètes et celui d’une marionnette à fils.
Renaud Herbin