Ma cuisine

textes Sylvain Maurice, Thomas Quillardet, Marguerite Duras, Joseph Mitchell...
mise en scène Sylvain Maurice

Un « théâtre cuisine » qui nous invite à sa table ouverte, conviviale, généreuse.

Dans une cuisine, trois interprètes préparent à manger. Philippe est aux fourneaux, Nadine raconte des histoires et Laurent joue les marmitons musiciens en explorant les sonorités de ses ustensiles. La beauté des aliments, les odeurs de cuisson et la narration se fondent peu à peu et avivent nos sens, nos émotions, nos souvenirs… Les sensations laissent la place à la mémoire…

Conçu comme le jeu du marabout de ficelle, Ma cuisine est un spectacle qui mêle théâtre d’objets, vidéo, musique… et recettes maison. Il se conclut d’ailleurs par une dégustation ! C’est un spectacle aussi gourmand qu’intime, où il sera question de goûters, des grands-parents, et du temps qui passe inexorablement.

Espace Pro
disponible en tournée
Création / Production
Théâtre
Dès 8 ans |
1h
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Distribution

avec Nadine Berland, Laurent Grais, Philippe Rodriguez-Jorda

assistanat à la mise en scène Aurélie Hubeau
scénographie Antonin Bouvret
lumière Gwendal Malard
vidéo Loïs Drouglazet en collaboration avec Rémi Rose
musique Laurent Grais
costumes Marie La Rocca
régie générale Rémi Rose
régie son Clément Decoster

production Théâtre de Sartrouville et des Yvelines – CDN
TJP Centre dramatique national Strasbourg Grand Est
© É. Carecchio

 

Trois questions à SYLVAIN MAURICE

Comment est né ce projet ?
Je suis toujours intrigué quand on dit « c’est ma cuisine ». Car ai-je le droit d’y entrer ? Ce qui mijote excite ma curiosité ! Cette expression a pris un tour nouveau quand le marionnettiste Philippe Rodriguez-Jorda m’a indiqué être... cuisinier ! Un interprète qui fait vraiment la cuisine – et divinement bien – c’est intéressant… Sa cuisine est donc devenue un peu la mienne et j’y ai apporté mes propres ingrédients : l’envie de faire un spectacle très concret, situé en temps réel puisqu’on prépare réellement à manger, et un spectacle sur la mémoire : la cuisine de l’enfance, les « madeleines proustiennes » et l’âge adulte enfin, où c’est à notre tour d’offrir à manger aux personnes que nous aimons.

Pourquoi avoir réuni trois interprètes au plateau ?
La cuisine est souvent un lieu collectif : on vient aider, on discute, parfois c’est même un lieu de crises et de dénouements, notamment familiaux. J’ai donc invité deux autres interprètes pour immerger le « je » de ma cuisine dans le vaste et grand monde, tout en amenant une dimension narrative. La comédienne, Nadine Berland, trie ses cartes postales et raconte ses histoires, faisant peu à peu apparaître le portrait d’un homme par le biais de la correspondance qu’il a entretenue avec ses proches durant sa vie. Et le musicien, Laurent Grais, joue en direct pour créer un continuum narratif et sonore qui vient donner de la profondeur à ce qui est raconté.

Quel est le rôle de la vidéo dans ce spectacle ?
Fondamental, car elle offre un double regard : notre attention se porte tantôt sur la préparation en gros plan d’une recette, tantôt sur le ou les préparateurs. Il y a un point de vue inédit, puisque nous voyons les aliments travaillés à grande échelle, un peu comme à travers un microscope, et en « rétro-projection ». Cette préparation culinaire devient un outil d’exploration : écrire dans la matière, appréhender
avec sensibilité les textures, les liquides, les odeurs. On est immergé dans les sensations qui se révèlent ou s’exacerbent sur l’écran. Au cours du spectacle, l’écriture de la vidéo s’élabore aussi avec d’autres traitements de l’image, notamment en injectant peu à peu des images plus figuratives.