• Mémoire de fille

    texte Annie Ernaux
    version scénique Cécile Backès, Margaux Eskenazi
    mise en scène Cécile Backès

    Du désir charnel au désir d’écrire : le récit d’une construction intérieure, adapté du dernier roman d’Annie Ernaux.

    Durant l’été 1958, Annie D. a vécu sa première nuit d’amour avec un homme. Cinquante ans plus tard, l’écrivaine qu’elle est devenue, Annie E., interroge la jeune femme qu’elle était et explore les transformations profondes que cette expérience a inscrites en elle. Avec Mémoire de fille, Cécile Backès plonge avec une douceur infinie dans l’écriture belle et abrupte du dernier livre d’Annie Ernaux. La metteure en scène transpose ce récit autobiographique dans un théâtre de l’intime, où s’enchevêtrent les temps et les paysages de la mémoire.

    Six comédiens, dont deux interprètent les figures d’Annie E. et Annie D., nous conduisent avec délicatesse dans cette traversée intérieure.

    Théâtre
    Grande salle numérotée | 2h
    Partager

    Distribution

    avec Jules Churin, Judith Henry, Simon Pineau, Adeline Vesse, Geneviève Yeuillaz
    (distribution en cours)

    assistanat à la mise en scène Morgane Lory
    scénographie Raymond Sarti
    dramaturgie Guillaume Clayssen
    mouvement Marie‑Laure Caradec
    lumière Christian Dubet
    costumes Camille Pénager
    accessoires Cerise Guyon
    vidéo Quentin Vigier
    musique Joachim Latarjet
    son Tom Ménigault
    régie générale Hugo Hamman
    régie plateau Valentin Dabbadie
    régie vidéo Virginie Premer

    production Comédie de Béthune – CDN Hauts‑de‑France / coproduction Théâtre de Namur Centre culturel régional de Belgique / avec le soutien Service général de la création artistique Fédération Wallonie‑Bruxelles (Taxe Shelter) ‑ Belgique et la participation du Jeune théâtre national
    Mémoire de fille
    est publié aux éditions Gallimard, 2016
    © TazzioParis

     

    EXTRAIT

    J’ai voulu l'oublier aussi cette fille. L'oublier vraiment, c'est-à-dire ne plus avoir envie d'écrire sur elle. Ne plus penser que je dois écrire sur elle, son désir, sa folie, son idiotie et son orgueil, sa faim et son sang tari. Je n'y suis jamais parvenue.