Ballaké Sissoko et Piers Faccini

Leur rencontre remonte à une vingtaine d’années. Depuis, leur lien artistique n’a cessé de se renforcer. Ballaké Sissoko a invité Piers Faccini à chanter « Kadidja » sur son album Djourou. L’expérience était si forte que Piers Faccini composa ensuite « The Fire Inside ». Ce qui scellera l’idée d’un album commun, intitulé Our Calling, qui a vu le jour en 2025. La kora de Ballaké dialogue avec la guitare et la voix de Piers dans une atmosphère chaleureuse. Une invitation à dépasser les frontières, portée par le talent de deux artistes qui se répondent en toute simplicité. Un vrai moment de partage.

Nos corps empoisonnés

Nos corps empoisonnés retrace l’itinéraire de Tran To Nga, qui fut exposée, comme des millions d’autres civils, à l’agent orange, herbicide hautement toxique déversé par l’armée américaine.  Aujourd’hui, elle lutte encore contre quatorze firmes agro-industrielles dans le but de faire reconnaître les ravages causés par ce produit sur les corps et les terres. À travers une mise en scène mêlant témoignages et images d’archives, ce seule en scène aborde un pan méconnu de notre histoire : celui des survivants vietnamiens, encore aujourd’hui oubliés des réparations internationales.

Bord plateau avec l’équipe artistique et Tran To Nga le mercredi 6 mai après la représentation

Alif

Après Si loin si proche et Ulysse de Taourirt Abdelwaheb Sefsaf nous propose Alif, le troisième et dernier volet de sa trilogie « Hexagone, une petite histoire de France »

« À quel moment une langue cesse d’être maternelle et affective, pour devenir un territoire ? Je suis né dans un pays qui m’a appris à parler, mais pas toujours à dire. On m’a transmis la langue française comme une promesse d’égalité et la langue arabe comme un héritage suspect. Entre les deux, il y avait un silence : celui de l’histoire coloniale, celui des humiliations ordinaires, celui des mémoires interdites. Alif est une tentative de traverser ce silence. » — Abdelwaheb Sefsaf

Alif, c’est aussi une traversée poétique et musicale, nourrie par de grands poètes – d’Imrou’l-Qays à Mahmoud Darwich – et de figures majeures de la musique du monde arabe avec Oum Kalthoum, Fairouz, Mazouni et Rabah Driassa.

Hamlet(te)

Son frère, Claudius, prend le pouvoir et épouse sa femme, Gertrude. Le prince Hamlet, pour qui ce mariage si soudain entre sa mère et son oncle est difficile à accepter, voit apparaître le spectre de son père et apprend qu’il a été empoisonné par Claudius. Le prince, sous couvert de folie, prépare sa vengeance et délaisse sa fiancée Ophélie, qui lors de leur dernière entrevue… le tue accidentellement. Comment continuer Hamlet sans Hamlet ?

Au Théâtre Paul Eluard – 162 rue Maurice Berteaux 95870 Bezons – 01 34 10 20 20

Morphing

Ici, tout le monde est debout, il n’y pas de frontières entre la scène et la salle ! Enfants et adultes sont invités à circuler librement et à se laisser porter par les pulsations. Morphing est une expérience à vivre en mouvement. Le trio tisse un univers sonore nourri de rythmes africains et caribéens, où la batterie, les cuivres et les cordes dialoguent dans un groove dynamique et hypnotique. Un moment ludique et chaleureux, où la musique devient un terrain de jeu. Alors, laissez-vous entraîner… et surtout, dansez maintenant !

Balle de match

Le 20 septembre 1973, devant plus de 90 millions de personnes devant la télévision, Billie Jean King et Bobby Riggs se livrent à un match légendaire, plus connu sous le nom de « la bataille des sexes ». Dans Balle de match, sa nouvelle pièce, Léa Girardet s’empare d’une histoire exceptionnelle qui a bouleversé le sport féminin et toute la société américaine. Entremêlant théâtre documenté et cinéma de genre, Balle de match est le dernier volet d’une trilogie sportive, après Le Syndrome du banc de touche et Libre arbitre.

Au Théâtre Paul Eluard – 162 rue Maurice Berteaux 95870 Bezons – 01 34 10 20 20

Dans le cadre du Festival Théâtral du Val d’Oise du PIVO 

Répétition ouverte : Kaddish, la femme chauve en peignoir rouge

En adaptant l’œuvre du prix Nobel de littérature, Imre Kertész, Margaux Eskenazi propose Kaddish, la femme chauve en peignoir rouge. Une fresque théâtrale autour de la judéité et de la représentation de la Shoah qui convoque le passé pour mieux appréhender le présent.

Après le triptyque Écrire en pays dominé développé de 2017 à 2022 avec Nous sommes de ceux qui disent non à l’ombre, Et le cœur fume encore et 1983, Margaux Eskenazi lance une nouvelle recherche autour de la littérature de Imre Kertész. Avec Kaddish, la femme chauve en peignoir rouge, elle conçoit un dialogue permanent avec cet auteur dans ce spectacle qui traverse le XXème siècle européen et se situe au carrefour de l’intime, du politique et du poétique pour penser notre présent.

Répétition ouverte : Boule de neige

Dans une histoire pleine de suspens de Baptiste Amann, Odile Grosset-Grange interroge avec Boule de neige la notion de vérité et la polarisation des débats à l’heure des réseaux sociaux.

Un acte extrêmement grave a été commis au collège contre une élève de sixième. L’enquête est lancée, mais que s’est-il réellement passé ? Mettant en scène tour à tour un trio de professeurs, un trio de parents d’élèves et un trio d’enfants, la vérité se recompose au gré des interprétations de chacun. Boule de neige est une pièce aux multiples résonances, qui interroge la pression du groupe, la défiance envers l’autorité, la propagation des rumeurs et l’impact des réseaux sociaux. Un récit fort, à hauteur d’ado, qui invite à réfléchir sur notre capacité d’analyse et notre esprit critique.

Répétition ouverte : Hautes perchées

Après Vers le spectre, accueilli en 2024 et lauréat du festival Impatience, Maurin Ollès poursuit son exploration des institutions publiques et de la prise en charge des marginalités. Le metteur en scène s’intéresse aux politiques publiques en matière d’addictions, en adoptant un prisme rarement abordé : celui des femmes.

Avec Hautes Perchées, Maurin Ollès invoque le regard de quatre femmes pour mettre en lumière les réalités des structures de soins, les mécanismes répressifs de la justice et la difficulté d’étudier ces questions dans un cadre académique. Dans une ville qui n’est pas nommée, nous suivons une serveuse en restauration, une directrice de structure d’accueil, une juge d’application des peines et une universitaire. Leurs récits intimes sont une ode pour ces femmes qui luttent contre un système qui les stigmatise. La musique qui les accompagne révèle leur intimité tout en mettant à distance leur réel, dans un bouillonnement rythmé, étrange et joyeux.