LE THEATRE DE SARTROUVILLE
EN QUELQUES DATES


2006 > 07 : Création de Jamais avant de François Cervantes, mise en scène Laurent Fréchuret dans le cadre d’Odyssées 78 | Trois créations repartent en tournée d‘octobre 2006 à avril 2007: La Petite Chronique d’Anna Magdalena Bach, Confidences sur l’amour et les galaxies, Snarks | Trois impromptus, lieu possible de surprises de dernière minute avec un acteur et un texte. | Deux rendez-vous des amis avec Louis Arti et Philippe Vincent.

2004 > 06 : Six créations ont vu le jour à Sartrouville, et sont parties en tournée. Elles témoignent de notre désir de faire partager la force et l’urgence d’écritures singulières: Calderón de Pier Paolo Pasolini, Alices et Snarks d’après Lewis Carroll, Escadron Shakespeare chantier théâtral avec la population, Confidences sur l’amour et les galaxies d’après Dario Fo et Franca Rame, Alan Bennett, Serge Valetti, La Petite Chronique d’Anna Magdalena Bach d’après Esther Meynell et Cabaret de curiosités d’après Artaud, Bernhard, Burroughs, Ferré, Michaux, Perec… Au total 168 représentations et 47.000 spectateurs.

2004 : Nomination de Laurent Fréchuret aux côtés de Claude Sévenier
L'aventure continue, s’ouvre sur de nouvelles ambitions artistiques, s’interroge sur les questions de notre temps et le rôle des CDN dans le paysage d’aujourd’hui.
La première saison de Laurent Fréchuret verra la création de Calderón de Pier Paolo Pasolini, Alices d’après l’œuvre de Lewis Carroll et dans le cadre d’Odyssées 78, Snarks d’après La chasse au Snark de Lewis Carroll.

2001 : La scène nationale de Sartrouville et le centre dramatique pour l’enfance et la jeunesse Heyoka, fusionnent et, sur proposition de l’État en concertation avec les collectivités territoriales, le Théâtre de Sartrouville accède au statut de centre dramatique national co-dirigé par Claude Sévenier et Joël Jouanneau.

1999 : Heyoka a dix ans
Désormais les créations pour l’enfance se réalisent dans le cadre d’Odyssées 78 et la liste des metteurs en scène qui tente l’aventure s’enrichit des projets de Bruno Bayen, François Kergourlay, Wladislaw Znorko, Cécile Garcia-Fogel, Laurent Gutman, Irina Brook, Thierry Collet, Jean-René Lemoine, Jean-Yves Ruf, Jacques Rebotier, Dan Jemmett, Lisa Wurmser, Sylvain Maurice, Christian Gangneron.

Une politique des écritures se met en place avec la même ambition : celle de convaincre des auteurs pour que naisse un véritable répertoire de théâtre pour la jeunesse. Dans cet objectif : création de la collection Heyoka-Jeunesse en co-édition avec Actes Sud-Papiers. Trois titres à paraître par an. Jean-Claude Grumberg, Normand Chaurette, Joël Jouanneau sont les trois premiers, suivis de Jean-Claude Carrière, Mike Kenny, Guillaume Le Touze, Wajdi Mouawad, Anne Sylvestre, Jacques Rebotier, Gilles Abier, Jean-Pierre Milovanoff, Mohamed Rouabhi, Joseph Danan, Serge Kribus, Gérard Wacjman, Mike Kenny...

1997 : Création d’Odyssées 78, biennale de création théâtrale pour la jeunesse,

un événement départemental imaginé par Heyoka avec le soutien du Conseil général des Yvelines. C’est le seul festival en France de créations originales, pour la première édition : 6 créations ont vu le jour, dans 55 villes, pour plus de 30 000 spectateurs, les premiers metteurs en scène de cette nouvelle aventure : Philippe Adrien, Gliberte Tsaï, Joël Jouanneau, Claire Lasne, Olivier Maurin.

1990 : Dans le paysage culturel français, le Théâtre de Sartrouville a cette singularité de réunir en un même lieu:
– Une scène nationale;
– Un collectif d’Artistes associés;
– Un centre dramatique national pour l’enfance et la jeunesse, Heyoka.

1989 : Création de Heyoka. Claude Sévenier prend la direction de centre dramatique pour l’enfance et la jeunesse.

C’est la première fois que l’État nomme un directeur non-créateur. Ouvrir la création jeune public à de nouveaux artistes, rendre toute sa place à cette discipline trop marginalisée, tels sont les objectifs d’Heyoka. Des metteurs en scène de la jeune génération, des metteurs en scène plus confirmés feront le pari de la création pour les enfants par ce détour enchanté dans leur itinéraire : Stanislas Nordey, Olivier Py, Nicolas Lormeau, Arlette Boinnard, Marcel Bozonnet furent parmi les premiers.

Le Théâtre de Sartrouville reçoit le Grand Prix national de l’entreprise culturelle pour – souligne Jack Lang, Ministre de la Culture – la qualité de sa gestion et son sens de l’innovation en matière artistique et son travail en direction des publics.

1989 : À la question obstinée de la création et du public, de la place des artistes au cœur des théâtres, de la place des théâtres dans la cité, le Théâtre de Sartrouville décide d’apporter une nouvelle réponse : des Artistes s’installent, non pas des artistes en résidence mais des Artistes associés. Ce Théâtre devient le leur. Il s’agit d’Angélique Ionatos – compositeur et interprète – et Joël Jouanneau – auteur et metteur en scène.

1986 : Inauguration du nouveau théâtre. L’Espace Gérard-Philipe devient essentiellement le lieu d’accueil de la programmation jeune public. Le nouveau théâtre (une salle de 800 places et une salle de répétition) est l’outil nécessaire à l’accueil de spectacles de haut niveau, et d’un public de plus en plus large.

1972 : Jean-Pierre Vincent présente La Noce chez les petits bourgeois, Le Marquis de Montefosco, La Cagnotte.

1970 : Dans le panorama nouveau en train de se mettre en place, Sartrouville devient l’un des premiers centres d’action culturelle.

1969 : Jean-Pierre Vincent présente La Noce chez les petits bourgeois, Le Marquis de Montefosco, La Cagnotte.

1969 : Catherine Dasté fonde la compagnie La Pomme verte qui s’installe à Sartrouville entamant une véritable politique de création théâtrale pour la jeunesse qui se poursuivra jusqu’en 1988 relayée à la direction par Françoise Pillet. Puis en 1989 par la naissance d’Heyoka, centre dramatique pour l’enfance et la jeunesse.

1968 - 1969 : Première invitation de Catherine Dasté avec le Théâtre du Soleil et deux spectacles pour enfants, L’Arbre sorcier, Jérôme et la Tortue.

1968 - 1969 : Patrice Chéreau crée : L’Affaire de la rue de Lourcine , L’Héritier de village, Les Soldats, La Neige au milieu de l’été, Le Voleur de femmes , Le Prix de la révolte au marché noir, Dom Juan. On y voit Jean-Pierre Vincent acteur mais aussi Patrice Chéreau.

1966 : Claude Sévenier prend la direction du Théâtre de Sartrouville et, découvrant le travail de l’équipe Chéreau/Vincent, il les invite à le rejoindre à Sartrouville.

 
LA DÉCENTRALISATION THEATRALE :
UN PEU D'HISTOIRE...
 

La belle aventure de la décentralisation rêvée par Dullin et Copeau dans les années trente prit son essor après la Seconde Guerre mondiale. Nous le devons à l’utopie d’une femme opiniâtre et ferme, Jeanne Laurent, alors sous-directrice des spectacles et de la musique aux Beaux-Arts. C’est en Alsace que naît en 1947, à Colmar, le premier centre dramatique. Il a pour mission de créer et présenter des spectacles « de qualité » dans toute la région. Il est en outre chargé d’une mission de formation. Il sera et restera longtemps la seule école de comédiens implantée en province. En 1954, la Comédie de l’Est, c’est son nom, s’installe à Strasbourg et deviendra ce qui est aujourd’hui le Théâtre national de Strasbourg (TNS). Sont créés dans la foulée et jusqu’en 1952 quatre autres centres dramatiques. Ce seront la Comédie de Saint-Étienne, le Grenier de Toulouse, la Comédie de l’Ouest à Rennes et celle du Sud-Est à Aix-en-Provence.

En 1958, André Malraux, premier Ministre de la Culture de la Ve République, donne une nouvelle impulsion à la décentralisation. Pour aider les initiatives locales, il crée les troupes permanentes et, puisque chaque enfant de France a droit aux grandes œuvres de l’humanité, il invente les maisons de la culture qui doivent être, estime-t-il, « les cathédrales du XXe siècle ». Un peu plus tard, en 1972, Jacques Duhamel, alors Ministre de la Culture, décide « qu’il faut des églises autour des cathédrales ». Ainsi naissent les centres d’action culturelle, qui ont, comme les maisons de la culture, une vocation pluridisciplinaire. Sous Jack Lang, sera créé un troisième cercle d’établissements culturels avec les centres de développement culturel.

En 1990, tous ces établissements, dont les missions sont semblables en dépit de leurs disparités financières, ont été regroupés en un seul et unique réseau de « scènes nationales ». Aujourd’hui au nombre de 68, elles constituent avec les centres dramatiques (31) et centres dramatiques nationaux pour l’enfance et la jeunesse (3) l’architecture de la décentralisation.


5 théâtres nationaux

Les théâtres nationaux, au nombre de cinq, sont des établissements publics, totalement financés par l’État. Chacun des établissements a une mission particulière, les directeurs sont nommés par l’État.
La Comédie-Française, seule institution fondée sur une troupe permanente de comédiens, est en charge du répertoire ; le Théâtre national de l’Odéon est devenu Théâtre de l’Europe afin de produire ou accueillir de grands spectacles européens ; le Théâtre de Chaillot a une mission de théâtre populaire ; le Théâtre national de Strasbourg, une activité de création, de diffusion et de formation ; le Théâtre national de la Colline se consacre aux œuvres du XXe siècle.


31 centres dramatiques nationaux

Les centres dramatiques nationaux sont des entreprises théâtrales, dirigées en règle générale par un metteur en scène nommé par le ministère de la Culture, qui ont pour mission de créer, coproduire, accueillir en s'adressant aux publics les plus larges d'une ville et d'une région. On compte à ce jour 31 centres dramatiques nationaux (CDN), et 3 consacrés au jeune public (CDNEJ). Il y a aussi 10 centres dramatiques régionaux (CDR) bénéficiant d'une convention signée avec l'État et les collectivités territoriales.


68 scènes nationales

Les scènes nationales recouvrent sous leur label le réseau des établissements d’action culturelle. Pluridisciplinaires, elles ont pour mission de s’affirmer comme des lieux de production artistique de référence nationale, d’organiser la diffusion et la confrontation des formes artistiques, tout en participant à une action de développement culturel. On compte à ce jour 68 scènes nationales.


Des scènes conventionnées et théâtres missionnés

Depuis 1994, l’État attribue à certains théâtres de ville le label de théâtre missionné assorti d’un soutien financier assuré pour plusieurs années. Une soixantaine de lieux ont été conventionnés jusqu’à fin 2000.