Répétition ouverte : Boule de neige

Dans une histoire pleine de suspens de Baptiste Amann, Odile Grosset-Grange interroge avec Boule de neige la notion de vérité et la polarisation des débats à l’heure des réseaux sociaux.

Un acte extrêmement grave a été commis au collège contre une élève de sixième. L’enquête est lancée, mais que s’est-il réellement passé ? Mettant en scène tour à tour un trio de professeurs, un trio de parents d’élèves et un trio d’enfants, la vérité se recompose au gré des interprétations de chacun. Boule de neige est une pièce aux multiples résonances, qui interroge la pression du groupe, la défiance envers l’autorité, la propagation des rumeurs et l’impact des réseaux sociaux. Un récit fort, à hauteur d’ado, qui invite à réfléchir sur notre capacité d’analyse et notre esprit critique.

Répétition ouverte : Hautes perchées

Après Vers le spectre, accueilli en 2024 et lauréat du festival Impatience, Maurin Ollès poursuit son exploration des institutions publiques et de la prise en charge des marginalités. Le metteur en scène s’intéresse aux politiques publiques en matière d’addictions, en adoptant un prisme rarement abordé : celui des femmes.

Avec Hautes Perchées, Maurin Ollès invoque le regard de quatre femmes pour mettre en lumière les réalités des structures de soins, les mécanismes répressifs de la justice et la difficulté d’étudier ces questions dans un cadre académique. Dans une ville qui n’est pas nommée, nous suivons une serveuse en restauration, une directrice de structure d’accueil, une juge d’application des peines et une universitaire. Leurs récits intimes sont une ode pour ces femmes qui luttent contre un système qui les stigmatise. La musique qui les accompagne révèle leur intimité tout en mettant à distance leur réel, dans un bouillonnement rythmé, étrange et joyeux.

 

Fête de lancement de la saison 25-26

Chaque saison est une aventure. La prochaine est déjà lancée – et c’est avec vous qu’elle commencera !
Alors rendez-vous pour notre fête de lancement de la saison le jeudi 19 juin, afin de célébrer les nouvelles couleurs de 25-26 !

Cette soirée festive sera l’occasion de vous présenter les spectacles qui feront vibrer le théâtre et de vous dévoiler les temps forts qui rythmeront la programmation. Au programme : théâtre, danse, musique et formes plurielles. Une saison pensée pour vous questionner, vous émouvoir  et vous émerveiller.

C’est aussi l’occasion de se retrouver, public fidèle ou curieux d’un soir, pour célébrer ce qui nous lie : le goût du spectacle vivant et le plaisir de partager des émotions.

Nous prolongerons cette fête de lancement de la saison en musique, autour d’un verre, pour continuer à rêver tout haut à ce que cette saison nous réserve.

Alors à vos agendas et rendez-vous le jeudi 19 juin à 19h30 !

Cliquez ici pour réserver →

Atelier théâtre parents / enfants

Plongez dans l’univers du spectacle vivant et initiez-vous au théâtre lors de cet atelier Spect’acteurs animé par Carles Romero-Vidal !

L’atelier parent-enfant est l’occasion pour les spectateurs et les spectatrices de partager en famille un temps privilégié avec un·e comédien·ne. À travers des exercices théâtraux ludiques et collectifs, les participant·e·s seront sensibilisé·e·s à l’histoire du spectacle Le Garçon à la valise d’Odile Grosset-Grange. En explorant le jeu scénique, le mouvement et l’improvisation, petit·e·s et grand·e·s pourront développer leur créativité et leur expression corporelle. Ce moment de complicité permet également de découvrir les thématiques du spectacle tout en s’amusant, en favorisant l’échange et l’écoute au sein du groupe.

Né à côté de Barcelone, Carles Romero-Vidal a suivi sa formation d’acteur au « Col.legi de Teatre de Barcelona », puis au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris. Il s’est nourri du théâtre classique, jouant de Molière à Shakespeare, mais sa curiosité l’a ensuite mené vers d’autres façons de vivre la scène. Ses incursions dans les ateliers de Romeo Castellucci, Anatoli Vassiliev et Edward Bond lui ont donné le désir d’aller vers des projets scéniques plus singuliers et expérimentaux.

À partir de 8 ans, sans prérequis !
Activité offerte, sous réserve de places disponibles et conditionné à la venue au spectacle.
Si l’événement est complet, une liste d’attente sera ouverte : contactez l’accueil-billetterie.

Pause Thé-âtre : Oiseau

L’équipe vous accueille avant la représentation pour partager un thé (ou un café, il y en a pour tous les goûts). Assistez au spectacle et retrouvez-nous à la sortie pour un échange privilégié en toute simplicité.

L’autrice et metteuse en scène Anna Nozière compose un oratorio trépidant, soulevant avec humour et poésie le tabou de notre société autour du deuil. Elle invente un monde fantastique où êtres vivants et morts se côtoient.

Moustafa perd son papa. Pamela a perdu son chien. Entouré·es par la joyeuse bande de CM2, les deux élèves vont organiser une fête pour leurs morts. Pourquoi le deuil serait-il uniquement synonyme de tristesse, de peur et de silence ? Les enfants l’ont bien compris : il suffit d’un brin d’audace pour tisser des liens nouveaux avec nos disparu·es. « Si tu aimes tes morts, viens avec nous ! » clament les élèves à qui veut l’entendre, emboîtant le pas à la petite Françou, qui sait comment on va de l’autre côté. Dans cette histoire rythmée et haletante, la directrice et les parents d’élèves partent en sucette, quand les mort·es s’amusent à se transformer en courants d’air. Dans un dispositif scénique original et ingénieux, la metteuse en scène joue de la vidéo, des objets et de l’adresse directe au public. Deux comédiennes mènent tambour battant cette extraordinaire épopée, dans laquelle s’entremêlent les voix des enfants, la musique baroque et la pop anglaise, le chagrin et la joie. Dans la cour de récré, on ne parle plus que de la mort. Tout le monde s’en mêle et c’est tant mieux ! Récompensé par de nombreux prix, Oiseau s’adresse avec humour et profondeur à l’intelligence des enfants. Un spectacle qui bouscule nos idées préconçues, dans un grand élan de vie, de drôlerie et de liberté. À partager entre générations.

Réservez votre repas pour Kaldûn !

Dans le but d’améliorer notre service de restauration, nous sommes heureux et heureuses de vous proposer un nouveau système de réservation en ligne pour vos repas du soir !
Afin de faciliter la commande et d’éviter les longues files d’attente pour la soirée du vendredi 31 janvier à partir de 19h

Découvrez nos trois formules au choix :

Nos formules :

  • Formule 1 : Entrée + Plat + Dessert + Boisson – 18€
  • Formule 2 : Plat + Dessert + Boisson – 15€
  • Formule 3 : Entrée + Plat + Boisson – 15€

Tous nos plats sont faits maison et entièrement végétariens, pour une expérience saine et savoureuse.

Le menu :

  • Entrée : Soupe de légumes
  • Plat : Dahl de lentilles
  • Dessert : Gâteau au chocolat
  • Boisson : Choix entre alcool ou soft

 

Comment réserver ?

Pour réserver votre repas, cliquez sur le bouton ci-dessous et sélectionnez la formule de votre choix : Réserver mon repas

Nous vous remercions pour votre confiance et avons hâte de vous régaler lors de votre prochaine visite !

Table ronde autour de Kaldûn

avec
Akram BELKAÏD, auteur, journaliste et rédacteur en chef du Monde Diplomatique
Raphaëlle BRUYAS, réalisatrice de fictions et de documentaires
Marina DA SILVA, critique théâtrale, journaliste à l’Humanité et au Monde Diplomatique
Benoît TRÉPIED, anthropologue, spécialiste de la Nouvelle-Calédonie, chargé de recherche au CNRS et membre de l’IRIS (EHESS)
Dorothée TROMPARENT, productrice et réalisatrice installée en Nouvelle-Calédonie depuis 2007. Elle y réalise des documentaires sur l’histoire, l’identité et la culture
Abdelwaheb SEFSAF, directeur du CDN, metteur en scène et auteur de Kaldûn
Kuanene WEA, Pasteur de l’Église protestante de Kanaky – Nouvelle-Calédonie et président du Mouvement kanak en France (MKF)

À l’intersection de l’Histoire et des mémoires, cette table ronde propose de revenir sur un épisode méconnu : les déportations des insurgé·e·s algérien·ne·s et des communard·e·s vers la Nouvelle-Calédonie, déjà agitée par les révoltes anticolonialistes kanak, ainsi que leurs répercussions humaines, culturelles et politiques.

Cette soirée sera l’occasion d’éclairer ces récits oubliés, mais aussi de mettre en lumière les résistances qui les traversent et leurs échos contemporains.

Ensemble, nos invité·e·s exploreront ces trajectoires qui relient l’Afrique, l’Europe et l’Océanie, et ouvriront une réflexion sur les transmissions mémorielles, les résistances culturelles et la construction des identités à travers les continents.

Rejoignez-nous pour cette soirée d’échanges et de partage autour de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie, où les voix du passé résonneront pour éclairer nos interrogations d’aujourd’hui.

Conférence avec Isabelle Merle

avec
Isabelle MERLE, Directrice de recherche au CNRS, historienne de la colonisation et spécialiste de l’histoire du Pacifique

L’Algérie et la Nouvelle-Calédonie ont été les deux seules colonies de peuplement reconnues comme telles par la France sous le Second Empire colonial entre 1830 et 1946. Leurs destins respectifs, quoique que très différents, sont liés à la fois par les stratégies d’appropriation foncières et les modèles d’implantation coloniales déployés par la France dans ces deux colonies, mais aussi par le transfert d’hommes algériens déportés ou transportés en Nouvelle-Calédonie qui ont laissé des traces ou s’y sont installés.

Caledoune est resté dans la mémoire algérienne comme un lieu de bagne et d’exil. Les Algériens, conduits de force en Nouvelle-Calédonie, ont cultivé la mémoire du pays d’origine et l’ont transmise à leurs descendants qui, aujourd’hui, revendiquent leur filiation algérienne.

Cette conférence propose d’évoquer les trajectoires de l’exil à travers le destin de deux hommes, l’un, déporté politique, célèbre et issue de la grande famille Mokrani à la tête de l’insurrection de Kabylie en 1871, l’autre, bagnard et d’humble condition. A travers l’étude de ces trajectoires, se dessinent les logiques d’expropriations foncières que l’État français mène à l’encontre des Kanaks et qui trouvent leur source d’inspiration dans l’Algérie coloniale.