• Cette note qui commence au fond de ma gorge

    texte et mise en scène Fabrice Melquiot, Esmatullah Alizadah, Angèle Garnier

    Un vibrant face-à-face amoureux porté par la musique traditionnelle afghane.

    Aref n’aime plus Bahia, il vient de le lui dire. En rejetant Bahia, Aref rejette tout. Pour autant, il ne veut pas rentrer en Afghanistan. Ce qu’il souhaite c’est faire de la musique avec ses amis, éparpillés aux quatre coins de l’Europe, depuis le retour au pouvoir des Talibans. Mais Bahia, forte de ses vingt ans et de son coeur résolu, refuse d’en rester là. Bahia dit non. Et quand Bahia dit non, c’est non. Et non, nous n’avons pas fini de nous aimer…
    Fabrice Melquiot s’inspire de la vie du musicien originaire d’Afghanistan Esmatullah Alizadah, qui interprète ici le rôle d’Aref et signe la musique du spectacle où dialoguent dambura (luth traditionnel), harmonium et tablas. Un face-à-face sous tension, écrit intégralement en alexandrins – le vers cardinal du XVIIe siècle et du rap d’aujourd’hui – et en décasyllabes – le vers propre à l’époque et à la poésie –, comme une joute oratoire et musicale, esquivant la parole d’exil pour habiter la langue d’accueil.

    Création | Production | Cité-Odyssées
    Musique Théâtre
    Dès 9 ans |
    Salle de répétition | 45 min
    • sam. 3 févr. 24 : 16h30
    • mer. 7 févr. 24 : 9h30
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    Distribution

     

    avec Esmatullah Alizadah et Angèle Garnier
    scénographieRaymond Sarti
    régie généraleMarie Favier
    construction décors Cécile Chauvin, Isaure Lecoeur

    production Théâtre de Sartrouville et des Yvelines – CDN
    partenaire Théâtre Molière à Sète, Scène nationale Archipel de Thau
    photos © Christophe Raynaud de Lage

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    La presse

     

    Une pièce coup de poing, magistralement écrite en alexandrins et en décasyllabes, où la fin de l’amour s’apparente à un match de boxe disputé au milieu du public et qui bénéficie de la puissance de jeu d’Angèle Garnier, comédienne fraîchement diplômée du CNSAD Conservatoire national supérieur d’art dramatique qui fera très probablement parler d’elle à l’avenir.
    Maïa Bouteillet, Paris Mômes

    Un spectacle d’impressions et de tensions, dû au jeu contrebalancé entre Elle, pleine de ferveur et de mouvements, et Lui, que le ressentiment et l’esquive gagnent, plus statique et rigide, malgré lui. Or, l’amoureux instable n’en reste pas moins à l’écoute de son amoureuse stable : attentif, réceptif, soit retrouver place et reconnaissance équilibrées au son d’une musique traditionnelle envoûtante.
    Véronique Hotte, Hottello

    Le niveau de langue offre une dignité aux personnages, l’inventivité lexicale et la métrique implacable apportent un coup de jeune à la langue française. Chez la jeune actrice, rien d’empesé dans sa diction musclée, la métrique des vers lui semble naturelle. La tension du texte et la vibration de la musique embrasent cette tragédie intime. Le politique, l’inégalité sociale se glisse insidieusement entre les mots : il y a ici un fossé culturel entre les amants. Personne ne sortira vainqueur de cette lutte à coups de vers et chants : l’exil et la perte de l’amour sont sans remède.
    Mireille Davidovici, Le Théâtre du Blog

    L’auteur et metteur en scène Fabrice Melquiot tisse son texte, intégralement écrit en alexandrins et décasyllabes, une myriade d’expressions à la mode chez les jeunes. La pièce s’inspire de la vie réelle du musicien afghan Esmatullah Alizada, qui interprète Aref. Passions du cœur mais aussi douleur de l’exil, perte de repères et sentiment de ne pas trouver sa place dans le monde sont autant de thèmes irriguant l’œuvre. La violence aussi, celle de Bahia, jouée par la puissante Angèle Garnier. Elle pose question et permet d’aborder le sujet avec les jeunes spectateurs : l’amour n’est pas synonyme de possession.
    Clémence Blanche, La Croix

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