• Short Stories

    d’après les nouvelles de Raymond Carver
    adaptation et mise en scène Sylvain Maurice

    Six histoires courtes adaptées de l’auteur américain orfèvre de la nouvelle, Raymond Carver.

    Imaginez que vous receviez un coup de fil d’une anonyme et… qu’elle vous persuade de lui rendre visite en pleine nuit à l’autre bout de la ville. Ou bien que vos voisins partent en vacances, vous confient leurs clés et que vous entriez dans leur univers intime…

    Avec Short Stories, Sylvain Maurice adapte pour le théâtre six nouvelles parmi les plus accomplies et  les plus célèbres de Raymond Carver (1938-1988). Le grand auteur américain est à la fois un dialoguiste hors pair, un chroniqueur inlassable du quotidien, un maître du suspens, un nouvelliste aussi affuté qu’Anton Tchekhov (auquel on le compare souvent). Ces « histoires courtes » ont toutes pour thème commun le couple. Carver observe avec curiosité, empathie et humour, cette alliance si singulière de deux êtres. Pour lui, le couple est une nécessité dont on ne peut s’affranchir, et qui plonge pourtant chaque partenaire dans la plus grande solitude. Dans une ronde infinie, il regarde ses personnages en proie aux petits et grands compromis du quotidien, sans juger.

     

    Spectacle composé de Voisins de palier, Vous êtes docteur ?, Parlez-moi d’amour, Obèse, L’Aspiration, Une petite douceur

    Théâtre
    Grande salle numérotée | 1h25
    • jeu. 24 juin 21 : 19h30
    • ven. 25 juin 21 : 20h00
    • sam. 26 juin 21 : 17h00
    • mar. 29 juin 21 : 20h00
    • mer. 30 juin 21 : 20h00
    • jeu. 1 juil. 21 : 19h30
    • ven. 2 juil. 21 : 20h00
    • sam. 3 juil. 21 : 17h00
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    Teaser
     

    Distribution

     

    avec Anne Cantineau, Danielle Carton, Rodolphe Congé, Jocelyne Desverchère, Pierre-Félix Gravière et Dayan Korolic (musique)

    traduction Simone Hilling, François Lasquin, Gabrielle Rollin
    assistanat à la mise en scène Béatrice Vincent
    musique originale Dayan Korolic
    trombone Sebastien Llado 
    sax tenor William Besserer
    réalisation informatique et musicale, design sonore basse Joseph Escribe
    collaboration à la scénographie Antonin Bouvret
    lumière Rodolphe Martin
    costumes Olga Karpinsky assistée de Lucie Guillemet
    coiffures et maquillage Noï Karunayadhaj
    accessoires Soux et Marine Martin-Ehlinger
    construction décor les ateliers du Théâtre du Nord – Lille
    régie générale André Neri
    régie son Eliott Hemery, Thomas Sanlaville
    régie plateau Kayla Krog, Laurent Miché
    régie lumière Sylvain Brunat
    habillage Mélodie Barbe
    bande-son : trombone Sebastien Llado / sax tenor William Besserer /
    réalisation informatique et musicale, design sonore basse Joseph Escribe
    post-production musique Eliott Hemery
    remerciements à Cyrille Lebourgeois pour sa collaboration au spectacle

    production Théâtre de Sartrouville – CDN / coproduction Comédie de Béthune – CDN
    d’après les nouvelles :
    L’Aspiration, De l’autre côté du palier, Vous êtes docteur ? et Obèse tirées du recueil Tais-toi je t’en prie
    © Raymond Carver 1976, Tess Gallagher 1989 (tous droits réservés)
    C’est pas grand-chose mais ça fait du bien tiré du recueil Les Vitamines du bonheur
    © Raymond Carver 1983, Tess Gallagher, 1989 (tous droits réservés)
    Parlez-moi d’amour tiré du recueil Les trois roses jaunes
    © Tess Gallagher, 1986, 1987, 1988 (tous droits réservés)
    Raymond Carver est représenté par la Wylie Agency – Londres
    la traduction française est éditée aux Éditions de l’Olivier
    photos © Christophe Raynaud de Lage

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    La presse

     

    S’emparant des merveilleux textes de Raymond Carver, Sylvain Maurice déploie avec finesse toute une palette de sentiments et d’émotions, attrape le spectateur, le convie dans une folle et nostalgique farandole. L’Œil d’Olivier

    La mise en scène si parfaite de Sylvain Maurice mérite d’être vue (…) Toute la Culture

    Un spectacle unique, génialement perché qui ne ressemble à aucun autre. À la fois drôle et loufoque, mais aussi d’une tendresse et d’une émotion incroyables. Foud’Art

    Sylvain Maurice et les siens (…) proposent une adaptation théâtrale de toute beauté, qui réussit la prouesse d’allier subtilement légèreté et profondeur.  La Terrasse

    Le contrat est somptueusement rempli avec intelligence et solidité (…) Ne le ratez surtout pas. Théâtre du Blog

    Des variations autour du couple, qui se suivent à la manière d’un cabaret minimaliste, où le quotidien est un spectacle complet : drôle, navrant, tragique, touchant. Passionnant. Sceneweb

    Un joyau de soleil noir – cynisme et dérision qu’éclaire la dimension de l’humour et de l’empathie. Hottello

    La dernière création de Sylvain Maurice, Short Stories, (…) est une réussite. M La Scène

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    3 questions à Sylvain Maurice

     

    Vous réunissez six nouvelles de Raymond Carver pour constituer une œuvre théâtrale à part entière. Quels sont les enjeux et les choix qui guident cette création ? 
    Sylvain Maurice : Pour jouer la quinzaine de personnages, j’ai réuni cinq acteurs et actrices, ainsi qu’un musicien. J’ai imaginé un théâtre forain, où l’on se change à vue, passant facilement d’une figure à l’autre. Je souhaite avant tout qu’on se concentre sur les histoires et les situations, qui sont chaque fois surprenantes.

    Carver aimait « le bond souple et rapide » d’une histoire courte, la « beauté mystérieuse » qui s’en dégage. Comment transposer cette écriture au théâtre ?
    S. M. : C’est un auteur qui se prête très facilement au théâtre, car les dialogues sont comme ciselés pour être dits sur une scène de théâtre. Carver est un génie de l’ellipse et du non-dit. Il fait confiance au lecteur ou au spectateur pour combler les vides et pour agencer lui-même les pièces du puzzle. L’enjeu principal est de faire ressortir la profondeur des situations de façon légère. C’est comme un effet « kiss cool » : il y a une certaine insouciance qui est bientôt rattrapée par la gravité, l’étrangeté et la mélancolie.

    Les mots de Carver sont aussi chargés d’images. Quelle scénographie avez-vous imaginée ? Vers quelles « visions scéniques » souhaitez-vous emmener les spectateurs ?
    S. M. : Les nouvelles de Carver sont très cinématographiques et jouent avec nos représentations imaginaires à propos de la classe moyenne américaine. J’ai pensé à un espace unique – un théâtre désaffecté – qui permet de faire alterner des récits adressés directement au public et des scènes représentées dans l’illusion. Les nouvelles sont variées, avec des atmosphères très différentes, et j’imagine un collage joyeux, avec la musique qui fait le lien par le biais de chansons et de comptines.

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